Éco-responsabilité

Nous, membres du collectif des festivals de cinéma de Nouvelle-Aquitaine, nous réunissons à intervalles réguliers pour mettre en place la transition éco-responsable de nos événements. Ces rencontres ont vocation à créer des solutions concrètes pour la mutualisation et la mise en place des 10 objectifs de la charte de développement durable des festivals, publiée par le Ministère de la Culture en décembre 2021. Nous avons pensé ces rencontres comme une boîte à outils que chaque festival peut intégrer selon ses besoins et ses possibilités.

Contact et demande d’information : natacha@fifib.com

Transition numérique

Comment se situer aujourd’hui face aux transitions numériques des festivals de cinéma ? Dématérialisation des supports de projection, recours réguliers au télétravail ou bouleversement des usages sur la communication et l’action culturelle, l’apport du numérique a de nombreux visages dont il est difficile de mesurer les effets sur l’environnement.

Alors que la 3è édition des Etats Généraux des festivals indiquera ses prérogatives le 1er décembre à Toulouse, cette journée a vocation à dresser un panorama des dernières études, avec l’intervention de différent.e.s professionnel.le.s engagé.e.s dans cette dynamique. On travaillera ensuite en ateliers pour envisager les déclinaisons possibles pour des transitions numériques le plus écoresponsable possible et adaptées à nos structures.

Programme de la journée

Comment se situer aujourd’hui face aux transitions numériques des festivals de cinéma ? Dématérialisation des supports de projection, recours réguliers au télétravail ou bouleversement des usages...

Retour en vidéos sur la journée

3 experts des questions environnementales liées au numérique nous délivrent des données et des pistes d’amélioration pour nos actions.

Rencontre avec CINA

Le 18 mars 2022 à Orthez au cinéma Le Pixel, dans le cadre d’une journée professionnelle des cinémas indépendants de Nouvelle-Aquitaine, nous avons présenté l’association du collectif, ainsi que les premières actions mises en place lors de la première journée d’étude à Poitiers sur la transition numérique. S’en est suivie une présentation du travail de préparation en cours pour Brive avec une mutualisation des ressources concernant la confiserie responsable des salles de cinéma, avec des producteurs locaux.

Alimentation éco-responsable

Dans le cadre des Rencontre du Moyen métrage de Brive, le collectif des festivals s’est réuni le 7 avril pour travailler la question de l’alimentation responsable.

Etaient présents : Juliette Alexandre (Poitiers Film Festival), Coraline Cantat-Moltrecht (Escales Documentaires, La Rochelle), Maguy Cisterne (Festival du cinéma de Brive), Arnaud Dumatin (Festival La Rochelle cinéma), Adrien Havas (Festival du Film Court d’Angoulême), Maïté Peltier (Festival Filmer le travail, Poitiers),  Magali Poivert (Festival de Contis), Antoine Sébire (Biarritz Amérique latine), Pauline Reiffers (FIFIB, Bordeaux)
Ainsi qu’Emmanuel Feulié (ALCA), Manon Delauge (ALCA), Danielle Bidaud (Région Nouvelle Aquitaine), Valérie Fumet (Région Nouvelle Aquitaine),

Jean-Luc Fessard préside l’association Bon pour le climat, fondée en décembre 2014. Elle propose des actions concrètes et positives pour changer les pratiques alimentaires afin de préserver la planète et son climat.
Voici un résumé de son intervention.

Afin que le changement soit pérenne, il faut que l’alimentation responsable soit la plus goûteuse possible. Un français émet en moyenne 9,8 tonnes de co2e/an. 30% sont générés par notre alimentation. Autant que les transports et plus que le logement.

Est bon pour le climat, un plat dit “bas carbone”, qui est un plat produit avec peu de GES (gaz à effet de serre) avec une attention à la quantité produite de :

  • Dioxyde de carbone: chauffage, énergie, transport…
  • Méthane : rots de ruminants, déjections animales, cultures,
  • Protoxyde d’azote : engrais azotés, chimiques, irrigation,
  • Gaz frigorigènes : réfrigérateurs, chambres froides.

Voici le classement des aliments les plus responsables, en nombre équivalent de baguettes par kilos de produit,

  • Fruits et légumes de saison (3 baguettes)
  • Riz (6 baguettes)
  • Pâtes (10 baguettes)
  • Fruits et légumes hors saison (13 baguettes)
  • Poisson (30 baguettes)
  • Poulet (32 baguettes)
  • Porc (65 baguettes)
  • Boeuf (236 baguettes)

> Au restaurant, un repas classique, avec des produits issus de l’agriculture intensive, pèse en moyenne 5000 gr. d’équivalent CO2.
> Un repas “bon pour le climat”, avec moins d’animaux, plus de végétal, composé de produits de saison, issus de l’agroécologie, en polyculture élevage locale pèse moins de 2200 gr d’équivalent Co2.
Un éco-calculateur pour les adhérents de Bon pour le climat est disponible sur le site.
Ex : une pizza reine avec une attention particulière à la provenance des produits 1400 g. en CO2, une quiche lorraine 1160, un jambon beurre 700 g – bref, le jambon beurre semble être un bon compromis.

Pour s’alimenter “bas carbone”, il faut connaître :

  • Le mode de production. En pleine terre ou sous serre froide. Élevé en plein air, en pâturages, des élevages respectueux du bien-être animal. Avec des labels du type : AB, Demeter, Nature et progrès, Bleu-Blanc-Cœur, HVE, label rouge, commerce équitable…
  • La provenance des produits locaux, France, Europe. Pour les produits exotiques, comme l’ananas, le thé, le café, le chocolat, les épices… Il y a l’exception “Marco polo”.
  • Le respect de la saison : par un lien direct avec le producteur ou via des applications du type : Etiquettable
  • Le type d’emballage : en vrac, emballage recyclable et recyclé, pas de suremballage.
  • Et en cas de perte, plutôt que jeter on peut donner à des filières de méthanisation/compost.

En bref, pour limiter nos impacts : moins d’animaux, mais mieux, plus de végétal et mieux, ainsi que des produits de saison, privilégiant le local. L’objectif est de passer à 2/3 végétal et 1/3 animal

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